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Du coq à l'âne...
lundi 17 mars 2008, a 00:19
Cancre-oignon?

 

« « Nos mauvais élèves » (élèves réputés sans devenir) ne viennent jamais seuls à l'école. C'est un oignon qui entre dans la classe : quelques couches de chagrin, de peur, d'inquiétude, de rancoeur, de colère, d'envies inassouvies, de renoncement furieux, accumulées sur fond de passé honteux, de présent menaçant, de futur condamné. Regardez, les voilà qui arrivent, leur corps en devenir et leur famille dans leur sac à dos. Le cours ne peut vraiment commencer qu'une fois le fardeau posé à terre, et l'oignon épluché. Difficile d'expliquer cela, mais un seul regard suffit souvent, une parole bienveillante, un mot d'adulte confiant, clair et stable, pour dissoudre ces chagrins, alléger ces esprits, les installer dans un présent rigoureusement indicatif. »


Chagrin d'école, de Daniel Pennac

samedi 19 janvier 2008, a 21:59
Don't cry, des Guns

 

Ma chanson préférée, et aussi la plus appropriée du moment...

 


Talk to me softly
There's something in your eyes
Don't hang your head in sorrow
And please don't cry
I know how you feel inside I've
I've been there before
Somethin's changin' inside you
And don't you know

Don't you cry tonight
I still love you baby
Don't you cry tonight
Don't you cry tonight
There's a heaven above you baby
And don't you cry tonight

Give me a whisper
And give me a sigh
Give me a kiss before you
tell me goodbye
Don't you take it so hard now
And please don't take it so bad
I'll still be thinkin' of you
And the times we had...baby


And don't you cry tonight
Don't you cry tonight
Don't you cry tonight
There's a heaven above you baby
And don't you cry tonight

And please remember that I never lied
And please remember
how I felt inside now honey
You gotta make it your own way
But you'll be alright now sugar
You'll feel better tomorrow
Come the morning light now baby


And don't you cry tonight
An don't you cry tonight
An don't you cry tonight
There's a heaven above you baby
And don't you cry
Don't you ever cry
Don't you cry tonight
Baby maybe someday
Don't you cry
Don't you ever cry
Don't you cry
Tonight



mardi 16 octobre 2007, a 00:32
Ah, le pouvoir des médias...

  

« L’invention de l’imprimerie permit de diriger plus facilement l’opinion publique. Le film et la radio y aidèrent encore plus.»


1984, Georges Orwell

 

C'est pas faux...


vendredi 28 septembre 2007, a 18:04
Affronter ses peurs

 

"Trouver son chemin n'était pas difficile. Ce qui était difficile, c'était de lutter contre le souvenir de son rêve claustrophobique, qui venait clapoter contre lui comme un flot, de plus en plus haut à mesure qu'il avançait. Mais il fut courageux. C'est-à-dire qu'il combattit la peur de savoir par la peur de ne pas savoir ; et il gagna, parce qu'il savait qu'il n'avait pas le choix."

 

Le Parfum, de Patrick Süskind

lundi 02 juillet 2007, a 14:27
Douce pluie

 

"Dieu sait qu'il ne faut pas avoir honte de ses larmes car elles rabattent comme une pluie la poussière aveuglante de nos coeurs endurcis".

Charles Dickens

 

 

lundi 04 juin 2007, a 18:09
MEMOIRE sélective

 

"Un cerveau humain peut stocker jusqu'à 60 milliards d'informations. Mais quand ces mémoires sont saturées, le ménage est automatiquement fait, les informations jugées les moins intéressantes sont oubliées. Ne restent alors que les souvenirs traumatisants et le regret des joies passées."

Les fourmis, Bernard Werber

lundi 28 mai 2007, a 21:47
Un homme simple somme toute

 

"Un type qui parle pour se faire comprendre, pas pour faire des phrases. Un homme qui n'a pas besoin de dire vous quand il sait dire tu. Un type qui est, qui a, qui dit, et qui fait, il n'a pas besoin d'autres verbes. Un type qui ne dîne, ne déjeune ni ne soupe : il mange. Pour lui, le passé est ce qui est arrivé avant le présent, et le futur ce qui arrivera après, à quoi bon compliquer ?"

Malavita, Tonino benacquista

vendredi 11 mai 2007, a 16:50
au pas, petit soldat

 

Réflexion de Giovanni Manzoni, mafieux repenti :

 

"Parce que la vie des gens, des vrais gens de tous les jours, c'est un truc au-dessus de mes forces. Un mystère, pour moi, la vie quotidienne des gens quotidiens, comment ça fonctionne dans leur tête et dans leur coeur. Comment peuvent-ils faire confiance à ce monde auquel ils sont obligés d'obéir? Comment font les honnêtes gens? Comment peuvent-ils vivre en se sentant si vulnérables? Qu'est-ce que ça fait d'être une victime? Victime de son voisin, du monde en marche ou de la raison d'Etat? Comment accepter une telle idée, s'en accomoder le restant de ses jours? Comment font les honnêtes gens quand on leur fait comprendre qu'ils se battent contre des moulins? Qu'ils n'ont aucune chance de soulever des montagnes?

Tu n'es protégé par rien, petit homme. Tu le crois mais tu te trompes. Personne ne t'a jamais dit que tu n'étais qu'un fétu de paille à la merci de pourris dans mon genre? Et nous sommes si nombreux à vouloir te nuire, même des gens très bien, du bon côté de la barrière, mais pour qui tu ne représentes rien, sinon un manque à gagner. J'ai de la peine pour toi, sincèrement. Avant, je ne me doutais pas de ton calvaire. Je ne soupçonnais pas la quantité de misères qu'on te fait subir. Et pourtant, Dieu sait si tu y mets de la bonne volonté, je t'ai vu faire. Tu gardes ta foi en l'humain, tu essaies d'arranger les choses, de faire selon tes moyens. Et tes efforts vont être ruinés par tous ceux qui s'en foutent bien, de ta foi en l'humanité. Et si par malheur, tu te mets à pleurer, qui voudra t'écouter? Qui va se faire de la bile pour toi et ta petite famille? Tu vas t'entendre dire que tout le monde a ses soucis, et de bien pires que les tiens. Alors tu rentres la tête dans les épaules et tu avances, honnête homme, parce que tu es un petit soldat, et qu'il faut tenir. Jusqu'à la prochaine fois.

Moi aussi, j'ai essayé. Pas pu. Jamais eu ce courage-là."

 

Malavita, de Tonino Benacquista

photo de © Sabrina GODEMERT, Avenue des champs elysées, Paris (75000), Juillet 2006

mercredi 21 mars 2007, a 15:01
Elle approche

 

« Les Irlandais disent que rêver de nourrissons est un mauvais présage. Ca signifie que la mort approche. Mais la mort ne fait que ça, d’approcher, non ? »

Y a t-il une vie après le bac ?, C. Balducci

vendredi 02 mars 2007, a 23:25
quand l'herbe nous dévore


L'amertume mutile nos efforts
Mielleusement de prime abord.
Alors...

..Tout en haut des cimes
Nos vices se décimeraient encore
Nous dessinent quand l'herbe nous dévore

De sommiers lâches en lattes rances
D'étreintes vives en ultime indifférence
Lassitude au charme indélicat
Plaisirs monocordes et joies monotones
Nul doute ne prime
Quand les envies suppriment les remords
Nous désirent quand l'herbe nous dévore

De sommiers lâches en lattes rances
D'étreintes vives en ultime indifférence D'artifices arrogants en soldats playmobil
D'acides attouchements en gestes si malhabiles

Draps secs et perverses ont gouté mon sang
Sans autres sentimentsSonges et paroles de bois
Ne trouvent aucun éclat, que des promesses salies

De sommiers lâches en lattes rances
D'étreintes vives en ultime indifférence
D'artifices arrogants en soldats playmobil
D'acides attouchements en gestes si malhabiles

L'amertume mutile nos efforts...

Chanson de Dolly



mardi 27 février 2007, a 17:20
rature

« Tout se perdait dans le brouillard. Le passé etait raturé, la rature oubliée et le mensonge devenait vérité. »

1984, George Orwell

mardi 06 février 2007, a 01:39
Ce qu'on a perdu

"Comme dit Mère, on ne retrouve jamais exactement ce qu'on a perdu."

Les fourmis, Bernard Werber

vendredi 19 janvier 2007, a 17:59
Double pensée

 

« Winston laissa tomber ses bras et remplit lentement d’air ses poumons. Son esprit s‘échappa vers le labyrinthe de la double pensée. Connaître et ne pas connaître. En pleine conscience et avec une absolue bonne foi, émettre des mensonges soigneusement agencés. Retenir simultanément deux opinions qui s’annulent alors qu’on les sait contradictoires et croire à toutes deux. Employer la logique contre la logique. Répudier la morale alors qu’on se réclame d’elle. Croire en même temps que la démocratie est impossible et que le Parti est gardien de la démocratie. Oublier tout ce qu’il est nécessaire d’oublier, puis le rappeler à sa mémoire quand on en a besoin, pour l’oublier plus rapidement encore. Surtout, appliquer le même processus au processus lui-même. Là était l’ultime subtilité. Persuader consciemment l’inconscient, puis devenir ensuite inconscient de l’acte d’hypnose que l’on vient de perpétrer. La compréhension même du mot « double pensée » impliquait l’emploi de la double pensée. »

 1984, de George Orwell

 

Un livre qui porte mon année de naissance. Un livre qui m’a changée, ou plutôt révélée… parce qu’après tout « les meilleurs livres (..) sont ceux qui racontent ce que l’on sait déjà »…

mardi 16 janvier 2007, a 14:03
Battants contre perdants

Le Battant apporte toujours une solution

Le Perdant pose toujours un problème

 

Le Battant a toujours un plan

Le Perdant a toujours une excuse

 

Le Battant dit "je fais"

Le Perdant dit "ce n'est pas mon affaire"

 

Le Battant voit une solution à chaque problème

Le Perdant voit un problème à chaque solution

 

Le Battant pense que c'est sans doute difficile mais réalisable

Le Perdant pense que c'est sans doute réalisable mais trop difficile

 

Sur un petit tableau dans un café du 13eme où je révisais mon bac...

lundi 15 janvier 2007, a 22:22
Citation inconnue

"J’ai l‘impression d’avoir tout râter, mais ce tout n’était peut-être rien???"

Entendue dans un cours de français...

samedi 13 janvier 2007, a 19:04
Complexe ?

"Notre loi racine, celle autour de laquelle s'organisent toutes les autres, est : Toujours Plus Complexe"

Les fourmis, Bernard Werber

jeudi 04 janvier 2007, a 01:00
La vie les pieds au sec

"C'est essentiel, une bonne paire de chaussures, c'est personnel, presque affectueux, et cela permet de traverser la vie les pieds au sec. Il ne faut jamais l'oublier."

citation extraite de Vous aurez de mes nouvelles (Mon histoire), de Jean-Paul Dubois

 

La première fois que je les ai essayées, elles m'ont plu. La première fois que j'ai marché avec elles, je les ai adorées! La démarche plus assurée, le dos plus droit, et les pieds qui ne traînent plus... Waow! Je ne pensais pas être une fille à santiags, je pensais même ne jamais oser en porter... Et finalement... Je crois que je ne pourrais plus m'en passer. "C'est essentiel, une bonne paire de chaussures". Depuis quatre mois, je ne les quitte plus. Ou presque (des baskets pour apprendre à conduire, des chaussons pour la maison, d'autres chaussons pour la danse...).

mardi 14 novembre 2006, a 01:01
Et à la fin ?

"Quel est le protocole lorsqu'on est en plein divorce? Une bise sur la joue? Une poignée de main? Un sourire diplomatique? C'était comme si nous étions des acteurs dans une pièce que nous n'avions pas assez répété (...) nous n'étions plus certains de nos répliques."

Extrait d'un livre de fille pas transcendant mais qui se lit : Avis de grand frais, d'Isabel Wolf

 

Je me suis souvent sentie comme ça dans ce genre de situation, sans jamais avoir divorcé héhé

vendredi 27 octobre 2006, a 16:33
Réflexion féline...

Y a des jours, je trouve les humains trop cons !!!! Je veux un chat !!!!

ecrit le 9 septembre 2003

Aujourd'hui, j'en ai un!!! Mais, il est quand même moitié (con). Par contre, c'est grâce à lui que g rencontré mon ti prince aussi... Et ça c'est bien...

lundi 16 octobre 2006, a 14:37
Rencontres, de Grand Corps Malade

Je sais que ce texte est long, mais vraiment il mérite qu'on s'y arrête... C'est bien écrit, c'est vrai, on s'y retrouve... J'ai essayé de couper le texte pour que ce soit moins lourd à lire mais en fait il est pas vraiment résumable, alors à part une phrase ou deux, j'ai rien réussi à supprimer... "C'était sur une grande route, je marchais là depuis des jours, voire des semaines ou des mois, je marchais là depuis toujours. Une route pleine de virages, des trajectoires qui dévient. UN CHEMIN UN PEU BIZARRE, UN PEU TORDU, COMME LA VIE. (…) Tout d'abord sur mon parcours, j'ai rencontré l'INNOCENCE. Un être doux, très gentil mais qui manque un peu d'expérience. ON A MARCHE UN PETIT MOMENT, MOINS LONGTEMPS QUE CE QUE J'AURAI CRU. J'ai rencontré d'autres éléments et l'innocence a disparu. A un moment sur mon chemin, j'ai rencontré le SPORT. Un mec physique, un peu grande gueule mais AUPRES DE QUI TU DEVIENS FORT. Pour des raisons techniques on a dû se quitter, c'était dur. Mais finalement c'est bien comme ça, pis, le sport ça donne des courbatures. J'ai rencontré la POESIE. Elle avait un air bien prétentieux. Elle prétendait qu'avec les mots on pouvait traverser les cieux. Je lui ai dit "je t'ai déjà croisé et franchement tu vaux pas le coup. On m'a parlé de toi à l'école et t'avais l'air vraiment relou". Mais la poésie a insisté et m'a rattrappé sous d'autres formes. J'ai compris qu'elle était cool et qu'on pouvait braver ses normes. Je lui ai demandé "tu penses qu'on peut vivre ensemble, je crois que je suis accroc". Elle m'a dit "T'INQUIETE, LE MONDE APPARTIENT A CEUX QUI REVENT TROP". Puis j'ai rencontré la DETRESSE et franchement elle m'a saoulé. On a discuté vite fait mais rapidement je l'ai refoulée. Elle a plein de certitudes sous ses grands airs plein de tension. Mais vous savez quoi, la détresse, ELLE A PAS DE CONVERSATION. A un moment sur ma route, j'ai rencontré l'AMOUR. Je lui ai dit "tiens tu tombes bien, je veux te parler depuis toujours. DANS L'ABSOLU, T'ES UNE BONNE IDÉE MAIS DANS LES FAITS, C'EST UN PEU NUL. TU PARS EN COUILLE UNE FOIS SUR DEUX, FAUDRAIT QUE TU RETRAVAILLES TA FORMULE". L'amour m'a dit "écoute petit, ça fait des siècles que je fais mon taff. Alors tu me parles sur un autre ton si tu veux pas te manger des baffes. Moi, je veux bien être gentil mais faut que chacun y mette du sien. LES HUMAINS NE FONT AUCUN EFFORT ET MOI JE SUIS PAS UN MAGICIEN". On s'est embrouillé un petit moment et c'est là que je me suis rendu compte que L'AMOUR ÉTAIT SYMPA MAIS QUE QUAND MÊME IL SE LA RACONTE. Puis il m'a dit qu'il devait partir, il avait des rendez-vous par centaine. Et ce soir, il devait dîner chez sa demi-soeur, la Haine. Avant de partir, j'ai pas bien compris, IL M'A CONSEILLÉ D'Y CROIRE TOUJOURS. Puis il s'est éloigné sans se retourner, c'était les derniers mots d'amour. Je suis sontent de l'avoir connu, ça je l'ai bien réalisé. Et je sais qu'UN DE CES QUATRE, ON SERA AMENÉ À SE RECROISER. Un peu plus tard sur mon chemin, j'ai rencontré la TENDRESSE. Ce qui reste de l'amour derrière les barrières que le temps dresse. Un peu plus plus tard sur mon chemin, j'ai rencontré la NOSTALGIE. La fiancée des bons souvenirs qu'on éclaire à la bougie. Assez tôt sur mon parcours, j'avais rencontré l'AMITIÉ. Et jusqu'à ce jour, elle marche toujours à mes côtés. Avec elle, je me tape des barres et on connaît pas la routine. Maintenant, c'est sûr, l'amitié, c'est vraiment ma meilleure copine. J'ai rencontré l'AVENIR, mais il est resté très mystérieux. Il avait la voix déformée et un masque sur les yeux. Pas moyen de mieux le connaître, il m'a laissé aucune piste. JE SAIS PAS À QUOI IL RESSEMBLE MAIS AU MOINS JE SAIS QU'IL EXISTE. J'ai rencontré quelques peines, j'ai rencontré beaucoup de joie. C'est parfois une question de chance, souvent une histoire de choix. Je suis pas au bout de mes surprises, là dessus y a aucun doute. ET TOUS LES JOURS JE CONTINUE D'APPRENDRE LES CODES DE MA ROUTE. C'était sur une grande route, je marchais là depuis des jours, voire des semaines ou des mois, je marchais là depuis toujours. Une route pleine de virages, des trajectoires qui dévient. UN CHEMIN UN PEU BIZARRE, UN PEU TORDU, UN PEU COMME LA VIE."

lundi 02 octobre 2006, a 14:42
Monory et la femme

"Au commencement de la femme, il y a le regard. On la rencontre par les yeux. Elle est d'abord spectacle. Elle le sait. (...) Elle dégaine notre finitude comme un couteau, et l'aimer, c'est accepter l'interruption finale, lui donner des armes pour (se) tuer. La regarder aimer, s'aimer, c'est courir la chance de se détruire".

Jacques Monory

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