C'est une fille seule et triste. Elle est dans le métro. Elle a les larmes aux yeux. Elle a la gorge qui se serre un peu plus à chaque fois que quelqu'un s'assied non loin d'elle. Elle vient de voir son père qui n'a pas su lui donner le réconfort qu'elle attendait. D'ailleurs, personne n'a su la prendre simplement dans ses bras, et la serrer si fort qu'elle ne puisse que sentir qu'elle n'était pas seule. Elle est un peu bête en fait, elle n'a pas voulu dire ce dont elle avait besoin. Un calin. Un si petit mot. Elle a su contenir sa peine une semaine. Elle n'a pas su le cacher, elle ne voulait pas la cacher. Mais rien ne s'est passé, tout s'est empiré. Elle se demande pourquoi les hommes ne comprennent pas d'eux même. Pourquoi il faut toujours leur demander... Elle trouve ça nul. Vraiment nul.
Là, elle est dans le métro, elle écrit. D'habitude quand elle est triste -et dans le métro- elle regarde par la fenêtre. Elle laisse les larmes monter, puis les fait redescendre. Tout doucement. Et comme à chaque fois qu'elle est dans cet état, elle espère... Elle espère que quelqu'un viendra la sauver. Avec des mots. Lui demandera ce qui ne va pas, ou mieux, la prendra juste dans ses bras... Mais elle sait que dans la vraie vie, ces situations n'arrivent pas. Elle sait qu'elle espère en vain mais elle ne sait pas pourquoi elle continue d'espérer... Elle se dit qu'elle doit être conne -même si elle déteste ce mot-...
Ecrit un mercredi, d'un mois d'octobre |