Je ne sais pas si la plupart des gens sont comme moi, mais moi, lorque je suis très lasse ou que j’ai passé une journée de merde (n’ayons pas peur des mots!), et bien, je traîne des pieds. Bien plus que d’ordinaire. Et je marche lentement. Très très lentement... Moins ca va, plus c'est lent, en fait... C’est ça le reflet du découragement? Chez moi, sûrement. Bref, tout ça pour dire qu’y a des jours où c’est pas le jour!
Ma casquette est là, posée sur moi. Elle me protège et m'apaise, elle me contient, me soutient. Elle est mon paraître, mon subtitut à l'absence. Une absence qui me lance... Sous elle, je ne pense pas, sous elle, je ne suis pas... Du moins pas moi. Je suis plus forte, je ne regrette pas. Je n't'en veux pas, je te comprends... Mais ma casquette est là, toujours posée sur moi. Comme une manie, un tic, presque devenue automatique... Sans elle, on me voit. Sans elle, je me noie. Dans mes émois, mes "et moi..., et pourquoi?"...Sans elle, je suis moi. Vidée et triste, sans rêves, sans foi. Je l'ai eu ce jour là. Un jour qu'on aurait pas dû vivre, ni toi, ni moi... Mais ma casquette est pourtant là, elle restera posée sur moi...
Comme si ce fichu bout de tissu pouvait me préserver de quoi que ce soit ! ridicule... je sais... Mais tant que je le sais!
Je ne sais pas si la plupart des gens sont comme moi mais moi, je n'ai jamais pris de douche commune. Et demain, je suis sensée en prendre une... Explication. Je fais de la danse. Demain est prévu un dîner de "bonne année" avec les danseuses et le prof après le cours. Nous devons donc nous doucher pour ne pas sentir mauvais dans la pizzeria (j'aime pas les pizzas!). Et le problème, c'est qu'étant donné que c'est un tout petit centre sportif, il n'y a qu'une douche commune... Voyez mon dilemme... Soit je fais ma pouilleuse et je ne me douche pas, soit je mets ma pudeur de côté et je me lance, soit je prétexte des règles bidons et je ne peux décemment pas leur imposer ça (beurk co même), soit je leur dis franco que ça me gêne et je me douche en maillot de bain parmis toutes ces filles nues... Que faire? Je crois que je vais opter pour la dernière mais à la fois, je devrais peut-être me lancer après tout! Donc, question pratique, je vais y aller avec mon maillot de bain et je verrais sur place... Je sais pas trop ce qui me gêne dans cette histoire de douche commune. Je ne suis pas (ou plus) complexée par mon corps et voir des filles nues ne me dérange pas plus que ça... En fait, en en parlant ce midi avec Fabi (-blog version 2.0), je crois que j'ai compris où était le hic... C'est le fait de partager ce moment intime avec des filles que je connais et que je reverrais (puisque je ne vais pas arrêter la danse après ce douloureux épisode...). Ce serait certainement moins difficile si ces filles étaient des inconnues... Quoique... Bref, tout ça pour dire que je suis plus pudique que je ne le pensais...
Je sais c’est ringard mais j’aime bien Columbo… Ce qui est dommage quand même, c’est qu’on sache qui est le coupable dès le début… et en fait, ce qu’on regarde c’est surtout comment Columbo s’y prend pour le démasquer. Et vous avez remarqué qu’à chaque fois quasiment, les coupables sont très serviables et accusent d’autres gens… Et tous aussi, finissent par être irrités par le vieux Columbo qu’ils prennent tous pour un homme sans raison qui pose trop de questions qui leur paraissent insignifiantes… jusqu’à ce qu’ils comprennent où le lieutenant voulait en venir…
Enfin tout ça pour arriver à cette question : ça vous est déjà arrivé que quelqu’un se fasse voler quelquechose (ou autre méchanceté) et d’être parmi les gens qui auraient pu commettre le larcin, simplement parce que vous étiez là ? Moi oui, plusieurs fois… (mais c’était pas moi, j’vous jure !) et à chaque fois, j’ai peur qu’on me soupçonne à tort. Alors, je fais attention à ce que je dis et du coup, je parais louche certainement… Ca doit être une réaction normale, non ? En tous cas, je n’accuse jamais quelqu’un sans preuve ! (on ne fait pas aux autres ce qu’on ne voudrait pas qu’ils nous fassent, vous vous souvenez ?)
Illustration originale trouvée sur lordamiral.libsyn.com
Je ne sais pas si la plupart des gens sont comme moi, mais je sais qu'au fond de moi, je ressens énormément de peurs, de peurs de tout... L'avenir et ce qui m'attend, le temps qui passe sans me laisser le temps, la vieillesse, la peur de l'amour et de ne pas trouver l'homme de ma vie, l'angoisse d'être stérile et à la fois d'accoucher, la peur de conduire et de provoquer un accident, la peur de mon indécision qui pourrait me faire tout râter, la peur d'être seule, la peur de devenir quelqu'un que je n'aime pas, la peur d'avoir trop de peurs... Bref, tout ça pour dire que je suis une angoissée... Peut-être??...
« Winston laissa tomber ses bras et remplit lentement d’air ses poumons. Son esprit s‘échappa vers le labyrinthe de la double pensée. Connaître et ne pas connaître. En pleine conscience et avec une absolue bonne foi, émettre des mensonges soigneusement agencés. Retenir simultanément deux opinions qui s’annulent alors qu’on les sait contradictoires et croire à toutes deux. Employer la logique contre la logique. Répudier la morale alors qu’on se réclame d’elle. Croire en même temps que la démocratie est impossible et que le Parti est gardien de la démocratie. Oublier tout ce qu’il est nécessaire d’oublier, puis le rappeler à sa mémoire quand on en a besoin, pour l’oublier plus rapidement encore. Surtout, appliquer le même processus au processus lui-même. Là était l’ultime subtilité. Persuader consciemment l’inconscient, puis devenir ensuite inconscient de l’acte d’hypnose que l’on vient de perpétrer. La compréhension même du mot « double pensée » impliquait l’emploi de la double pensée. »
1984, de George Orwell
Un livre qui porte mon année de naissance. Un livre qui m’a changée, ou plutôt révélée… parce qu’après tout « les meilleurs livres (..) sont ceux qui racontent ce que l’on sait déjà »…
Cette fille est une héroïne. Elle est grande et jolie. Elle est innnocente et naïve. Elle vit, elle rit, elle meurt. Elle aime sa famille, elle a réussi. Elle sait où elle va, elle sait ce qu’elle veut. Elle vit, elle rit, elle meurt. Jamais elle ne ment, même pas à elle-même. Elle est altruiste et généreuse. Elle a beaucoup d’amis, surtout des filles. Elle vit, elle rit, elle meurt. Elle a eu des amours incertains. Elle a souffert, comme tout le monde. Jamais elle ne s’est fermée, jamais elle n’a hésité. Elle ne pense pas pour les autres, c’est une fille bien. Elle vit, elle rit, elle meurt. Elle l’a rencontré. Elle l’a vu, elle l’a su, elle l’a compris. C’était lui. Elle vit, elle rit, elle meurt. Jamais elle ne l’a fait pleurer, jamais elle ne l’a blessé, jamais elle ne l’a quitté. Elle n’a jamais douté, elle savait… Elle vit, elle rit, elle meurt. Cette fille ne vit plus, elle n’a même jamais existé… Elle est juste… mon héroïne.
Je ne sais pas si la plupart des gens sont comme moi, mais moi, le métro (ou le bus), c'est le seul moment de la journée où je respire, me repose l'esprit, me vide la tête. Bon, des fois, je lis, mais quand je ne lis pas (et que je ne m'endors pas), je ne pense à rien, ou presque. Parce qu'on pense toujours à quelquechose... En fait, je ne pense à rien d'important, je regarde les gens, leurs habits, leurs chaussures (surtout leurs chaussures!) et quand ils m'inspirent, je m'imagine leur vie... L'un sort du bistrot, il rentre chez lui en traînant des pieds, la gueule dépitée, ce soir à table il ne pipera mot, son patron l'a viré. L'autre a travaillé tard, il sort d'une réunion, il est déjà en retard pour son dîner de ce soir. Elle, elle vient de faire une nouvelle rencontre, elle a le rose aux joues, elle passera par Franprix, elle pensera à lui, lui qui la jettera après la première nuit. Et ce jeune couple qui se chamaille, ils sont encore jeunes, ils pensent que rien ne peut les atteindre, qu'ils finiront ensemble quoiqu'il arrive, mais c'était sans compter sur l'avenir... Et ce vieillard qui ne veut pas s'asseoir, il est fier. Il a été général, il a gagné des guerres, il a perdu des pairs. Il n'a pas d'enfants, c'est son seul regret, mais il a Simone, sa bonne bieille voisine dont il est amoureux depuis 15 ans!!! Il faudrait qu'il l'invite à sortir... Bref, tout ça pour dire que le métro, ça peut être amusant!
Je ne sais pas si la plupart des gens (ou des filles) sont comme moi mais moi, j'aime pas les films pour filles. Ou plutot je les aime bien mais je sais qu'à la fin je vais les détester... Parce que dans ce genre de films, tout est beau, tout est formidable, tout est magique et... tout ceci n'arrive (quasiment) jamais dans la réalité... Et en plus, ça finit toujours bien... Bref, tout ça pour dire que je sais pas trop si j'aime bien Reese Witherspoon (dont le nom veut quand même dire "avec sa cuillère" hihi)... Allez comprendre...
Une chose marrante avec le métro... Le métro, c'est comme la vie 'et non pas comme une bpîte de chocolat...quoique...). Vous pouvez faire quelque chose et à la station d'après, tout s'efface... ou presque. De nouvelles personnes entrent, d'autres sortent, et d'autres restent. La différence, c'est que dans la vie, on peut choisir qui restent, enfin si elles veulent bien rester... Enfin, comme le métro, la vie n'est jamais vide même quand elle semble déserte!
"C'est essentiel, une bonne paire de chaussures, c'est personnel, presque affectueux, et cela permet de traverser la vie les pieds au sec. Il ne faut jamais l'oublier."
citation extraite de Vous aurez de mes nouvelles (Mon histoire), de Jean-Paul Dubois
La première fois que je les ai essayées, elles m'ont plu. La première fois que j'ai marché avec elles, je les ai adorées! La démarche plus assurée, le dos plus droit, et les pieds qui ne traînent plus... Waow! Je ne pensais pas être une fille à santiags, je pensais même ne jamais oser en porter... Et finalement... Je crois que je ne pourrais plus m'en passer. "C'est essentiel, une bonne paire de chaussures". Depuis quatre mois, je ne les quitte plus. Ou presque (des baskets pour apprendre à conduire, des chaussons pour la maison, d'autres chaussons pour la danse...).